installations de stackage de déchets traiter les lixiviats, grâce au biogaz

Une gestion des effluents liquides via des unités mobiles ou des installations fixes

Les centres de stockage de déchets dégagent des effluents – biogaz et lixiviats – qu’il faut capter et traiter. A moins d’être éliminé en torchère, le biogaz peut être valorisé énergétiquement, sous forme d’électricité ou de combustible, en substitution au gaz naturel ou au fuel. Il peut aussi être épuré pour être transformé en biométhane. Cette transformation suppose le séchage et la filtration sur charbon actif, ainsi que le traitement biologique du biogaz, afin d’en éliminer l’H2S et les siloxanes.

Le biogaz offre aussi une solution pour traiter les lixiviats. Classiquement, après qu’ils ont été collectés par drainage, ces effluents sont traités par évapo-concentration. Avec ce procédé, il est possible d’atteindre un niveau très élevé de concentration– jusqu’à 30 fois –, réduisant ainsi la fraction liquide à 3 %. Sur les sites de cogénération biogaz, il est aussi possible de récupérer la chaleur fatale dégagée au niveau des échappements des moteurs de cogénération pour chauffer les lixiviats et ainsi les traiter par évapo-concentration.

Suite à la concentration des lixiviats, la fraction liquide est traitée par bioréacteurs à membranes pour réaliser un abattement des charges organiques et azotées. Le niveau de traitement apporté – ultrafiltration ou nanofiltration – sera fonction de la qualité attendue du rejet. La fraction solide est, quant à elle, traitée par une filière agréée (incinération ou enfouissement). A noter que les centrales biogaz ayant à traiter des lixiviats ne sont pas toutes dotées d’équipements à cet effet. Il est alors possible de se tourner vers des solutions mobiles (voir encadré).

Paroles de pro : « Des unités mobiles d’osmose inverse qui traitent jusqu’à 200 m3/jour »

« Les unités mobiles de traitement sont particulièrement efficaces pour faire face à des pics importants de lixiviats, en cas de précipitations exceptionnelles, par exemple, explique Jean-Max Donato, Directeur Métier Traitement des Biogaz et des Lixiviats chez GRS Valtech. Outre l’évaporation, il existe des solutions assurant un traitement par osmose inverse ou par compression mécanique des vapeurs. A titre d’exemple, nos unités mobiles d’osmose inverse peuvent traiter jusqu’à 200 m3/jour. »