Installations biomasse : lutter contre le risque d’incendie à chaque étape du process

Installations biomasse : lutter contre le risque d’incendie à chaque étape du process

Une protection préventive et curative gérée par un seul système automatique

Yannick Provo,

Responsable Commercial

GreCon

 

 « Des mesures spécifiques pour le stockage, le convoyage, le tri, le dosing bin… »

En quoi la valorisation énergétique de la biomasse peut-elle être sujette aux départs d’incendie ?

Les risques sont, bien entendu, liés au fait de travailler avec une matière combustible. Au sein d’une centrale biomasse, une défaillance de machine ou un frottement mécanique permanent sur le bois – qu’il s’agisse de plaquettes, de granulés ou de bois de recyclage – peut provoquer un échauffement rapide et un départ de feu. Parmi les défaillances principales, au fil du process entre le stockage et la chaudière, citons la casse d’un convoyeur à chaînes, l’échauffement d’un rouleau sur un convoyeur à bandes ou les séparateurs à disques qui assurent le tri de la biomasse. Il y a également des risques d’auto-combustion dans les zones de stockage. Chacune de ces étapes doit faire l’objet de mesures spécifiques contre les risques d’incendies.

Quelles sont ces mesures ?

Pour les zones de stockage ouvertes, des détecteurs de flammes sont à mettre en place. Des systèmes infrarouges peuvent ainsi détecter du feu jusqu’à 27 m. En stockage fermé, des sondes thermovélocimétriques détecteront les montées brutales de température. Sur les zones de transfert de la biomasse, il s’agira de détecter des points chauds ou des particules incandescentes. Les technologies infrarouges se montrent efficaces, en assurant une détection à travers la machine. Des clients souhaitent aussi déployer une supervision du convoyage avec une fibre laser thermique. Dans les zones de tri, la détection de points chauds se fait au niveau des chutes de matière.

Y a-t-il d’autres points sensibles sur une installation ?

Oui, les filtres à manches qui aspirent les poussières présentes dans l’atmosphère à une vitesse de 20 à 30 m/s, par exemple. Il faut donc les protéger avec des systèmes de détection et d’extinction ultrarapides. Autre point de vigilance, le dosing bin qui assure le stockage tampon de biomasse avant la chaudière. Des systèmes de détection sont à poser en amont de ce dispositif qui constitue une zone ATEX. Enfin, sur une installation biomasse, l’ensemble des systèmes de détection sont couplés à des déluges d’extinction, avec activation manuelle ou automatique. La protection préventive et curative est ainsi gérée par un seul système automatique.