Hospices Civils de Lyon : le monitoring « eau et énergies », pas à pas

Une démarche pragmatique pour éviter le « sur-monitoring » des installations


 

Regroupant 14 établissements pour 5 300 lits et places de jour, les Hospices Civils de Lyon (HCL) mettent progressivement un monitoring de leurs consommations, en ayant commencé par l’eau, en 2015. « Ce n’est pas forcément le poste le plus pertinent sur le plan financier, mais c’est un bon outil pédagogique pour nos équipes de maintenance qui, selon les sites, ne présentaient pas le même niveau de sensibilité sur le sujet, explique Stéphane Minardi, Ingénieur Energie aux HCL. »

 

Depuis 2018, les 4 Groupements Hospitaliers majeurs sont monitorés pour l’eau, ce qui permet un suivi en temps réel des consommations et la détection rapide de fuites. Les économies atteignent ainsi 15 %. « La gestion de l’eau s’inscrit dans une démarche pragmatique qui nous permet d’éviter de sur-monitorer les installations, souligne Stéphane Minardi. Cette expérience nous servira pour le suivi de l’électricité. »

 

Concernant ce poste de dépense le plus important, les HCL vont procéder à un monitoring ciblé, axé sur les groupes d’eau glacée et les centrales de traitement d’air. « L’électricité est notre « gros sujet » pour 2019, évoque Stéphane Minardi. Sur les bâtiments importants, la GTC existante sera mise à contribution. Des solutions IoT seront déployées sur les sites plus petits. L’approche retenue est celle d’un monitoring simple, sans action à distance. Les corrections seront assurées par la GTC ou par nos équipes, comme c’est déjà le cas pour l’eau. Il en ira de même pour la gestion du chauffage et de la production de froid qui constituera la troisième couche du monitoring. Pour l’heure, nous préférons nous en remettre à l’intelligence humaine pour garantir le confort et la sécurité de nos patients et du personnel. »

 

Sur le plan de la sécurité sanitaire, les HCL expérimentent tout de même un suivi IoT de la température de départ et de retour de l’eau dans les boucles ECS. « Ce test se déroule sur un site de gériatrie, précise Stéphane Minardi. L’objectif est de vérifier que les températures ne passent pas sous les seuils d’apparition des risques de légionellose. Comme depuis le début de notre démarche de monitoring, nous souhaitons avancer à petits pas. En cas de résultats satisfaisants, le déploiement se fera à plus grande échelle. »