OCEA SMART BUILDING Energie et fluide : des économies significatives, grâce au comptage individuel

En moyenne, 20 % de gains sur les consommations d’eau et 15 % sur le chauffage

Emmanuel Croc, Président d’OCEA Smart Building

 

 « En mode service, le retour sur investissement est inférieur à un an »

Quel est le principe de fonctionnement des compteurs divisionnaires qui mesurent les consommations d’énergie et de fluide, au sein d’un bâtiment ?

Prenons l’exemple de l’eau et du chauffage dans l’habitat collectif. Avec un comptage général, les charges de consommations sont réparties au quantième. Dès lors, les comportements vertueux ne sont pas valorisés. Or, ces comportements constituent justement un réel gisement d’économies. L’objectif est de le mobiliser, grâce aux compteurs divisionnaires. Ceux-ci permettent d’affiner la mesure des consommations au niveau de l’étage, du logement, de l’usager, etc. Ce sous-comptage permet au gestionnaire du bâtiment de facturer les consommations au réel. Les occupants au mode de vie économe en retirent ainsi des bénéfices directs. Le fait d’être informé en temps réel sur ses consommations incite aussi à adopter de nouvelles habitudes. Précisons que les compteurs divisionnaires peuvent être déployés dans des bâtiments tertiaires, commerciaux ou de grands équipements publics.

Quels sont les gains potentiellement apportés par les compteurs divisionnaires ?

Nous sommes présents dans 700 000 logements. Sur ce parc, nous observons en moyenne des économies de 20 % sur les consommations d’eau et de 15 % sur le chauffage. Pour une facture d’eau de 350 €, les 70 € d’économies sont à mettre en regard avec un coût de comptage de 20 €, en mode service. Pour le chauffage, des économies moyennes de 120 € sont possibles, pour un coût de 30 €. Le retour sur investissement est donc inférieur à un an.

En quoi consiste le « mode service » dont vous parlez ?

La finalité du sous-comptage est de mettre à disposition des gestionnaires et des occupants une plateforme web qui leur présente les données de consommations. La partie en amont – compteurs et télérelève – ne les intéresse pas forcément. Nous proposons donc de prendre en charge le coût de l’installation et d’en assurer la maintenance. La communication des informations se fait en contrepartie d’une redevance. C’est cela le mode service. Il est aussi possible pour un gestionnaire de prendre en charge les coûts de l’installation que nous réaliserons pour lui.

En quoi les données recueillies peuvent-elles s’inscrire dans la gestion globale des bâtiments ?

Les informations remontées permettent de gérer un système d’alertes, en cas de surconsommations. Pour l’eau, elles permettent aussi de détecter des fuites. Plus globalement, on observe que les compteurs divisionnaires sont souvent une première étape vers le smart building. Après eux, d’autres objets connectés sont posés par le gestionnaire. En communiquant entre eux, ces équipements permettent d’aller toujours plus loin dans le pilotage d’un bien.

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