Agrikomp Biométhane : une solution globale pour produire le biogaz et l’épurer

Biométhane : une solution globale pour produire le biogaz et l’épurer

 

Générer des économies, grâce à la complémentarité des process

 

Nicolas Dromer,
Responsable Grands Projets
agriKomp France 

 « Jusqu’à 80 000 euros d’économies par an pour un site injectant 125 Nm3/h »

Les sites de méthanisation en injection de biométhane assurent la production de biogaz, puis son épuration. En quoi est-il pertinent de concevoir ces deux process de façon intégrée ?

En disposant d’une solution globale, l’exploitant du site n’aura qu’un seul interlocuteur qui lui garantira la cohérence technique de son installation. Il est aussi possible de générer des économies en jouant sur la complémentarité des deux process. Par exemple, l’épuration du biogaz est notamment effectuée par une étape de filtration avec du charbon actif, afin d’éliminer les impuretés. Or, le remplacement fréquent des filtres à charbon actif représente un coût conséquent, qu’il est possible de limiter, en assurant un prétraitement du biogaz, dès le digesteur. Il s’agit d’injecter de l’oxygène pur dans ce dernier, afin de précipiter le soufre. On voit encore trop souvent des installations où le méthaniseur et le système d’épuration sont mis en œuvre par deux intervenants différents. L’un, pour réduire ses coûts, ne poussera pas la désulfurisation, l’autre devra alors protéger ses membranes en remplaçant fréquemment ses filtres à charbon actif.

Y a-t-il d’autres synergies possibles sur l’installation ?

Oui, par exemple, le digesteur peut être chauffé avec du biogaz en autoconsommation. Certains installateurs utilisent du biométhane pour cela. Un choix qui implique un coût supplémentaire d’épuration. Or, la rentabilité d’une installation implique d’optimiser tous les coûts possibles. Il faut raisonner de façon globale.

Avez-vous d’autres exemples d’optimisation ?

Par exemple, l’isolation thermique des fosses – le long des murs et sous le radier – permet de limiter les consommations de biogaz. En installant le système de chauffage au cœur du mélange, il est aussi possible de limiter les déperditions de chaleur que l’on observe parfois avec des réseaux intégrés dans les murs et qui chauffent aussi du substrat pour rien. Par ailleurs, l’épuration du biogaz par membrane permet de récupérer jusqu’à 99,5 % de biométhane, contre 98,5 % avec un lavage à l’eau. Là encore, c’est un pourcent qui compte. Mis bout à bout, tous ces choix peuvent générer jusqu’à 80 000 euros d’économies par an pour un site injectant 125 Nm3/h.

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