Suez BioEnergies : une valorisation de biogaz bien huilée

Suez BioEnergies : Un suivi des lubrifiants pour réduire les coûts d’exploitation

Suez BioEnergies exploite aujourd’hui quarante sites de valorisation de biogaz issu d’ordures ménagères. Le premier d’entre eux est entré en service en 2000. L’entreprise bénéficie donc d’un large retour d’expérience concernant les huiles de moteur, d’autant qu’elle exploite des machines de divers constructeurs. « Afin d’assurer un équilibre entre coûts d’exploitation et disponibilité des moteurs, notre stratégie est d’utiliser des huiles de dernière génération sur les sites qui valorisent du biogaz filtré, explique Arnaud Trochu, Ingénieur « Maintenance et méthodes » chez Suez BioEnergies. Dans le cas de gaz non filtré, nous adoptons des huiles éprouvées, mais pas forcément de dernière génération. »

Au fil de l’exploitation, les équipes de Suez BioEnergies réalisent en interne une analyse hebdomadaire et une revue d’huile tous les deux mois. Ces contrôles permettent de définir la fréquence de vidange. Les chambres de combustion sont également visitées par endoscope, afin de contrôler la présence de dépôts de cendres. De tels dépôts peuvent être maîtrisés, en choisissant l’huile adaptée au gaz valorisé.

« Notre management des huiles implique aussi des rencontres avec les fabricants de lubrifiants, tous les six mois, complète Arnaud Trochu. L’objectif est notamment de recueillir des conseils concernant un éventuel changement de type d’huile. Ces changements peuvent être nécessaires, en fonction d’une variation de la nature du gaz ou d’une évolution récente des lubrifiants. Par exemple, sur un de nos sites dans le Nord, un changement d’huile a permis de faire passer le pas de vidange de 800 à 1 300 heures. Ce progrès a nécessité de nombreux essais, menés avec le fabricant, pour trouver le bain d’huile optimum. » A noter que dans certains cas, l’exploitant atteint jusqu’à 2 500 heures entre deux vidanges.

Paroles de pro : « Se rencontrer est primordial »

« Le fait de rencontrer régulièrement les exploitants de sites biogaz, et de faire un historique de ces échanges, est primordial, considère Yves Brun, Industrial Sales Manager chez Q8 Oils. De leur côté, les conditions de production sont très évolutives et du nôtre, les innovations sont permanentes pour apporter de nouvelles solutions. »