Programmes d’effacement et de réserve : des opportunités de marchés à saisir

Réseaux de transport et de distribution d’électricité : une gestion toujours plus réactive

L’émergence de sites de production électrique décentralisée redessine en profondeur l’architecture des réseaux de transport et de distribution d’électricité. Une mutation qui n’est pas sans conséquence sur la gestion des équilibres entre offre et demande. Historiquement, les réseaux ont été dessinés autour de sites de fortes puissances. Afin de répondre en permanence à des besoins de base et de pointe, la production de ces sites est modulée par un système de dispatching assurant l’équilibre global entre productions et consommations.

Désormais, la gestion des réseaux nécessite plus de réactivité dans l’adaptation de ces flux, ce en quoi les programmes d’effacement et de réserve apportent des solutions efficaces. Le concept est de mettre en place un dispatching au niveau de gros consommateurs électriques, en les incitant à réduire ou à suspendre leurs consommations, en cas de surtensions prévues ou constatées sur les réseaux.

Pour cela, des boîtiers de communication sont déployés sur les outils industriels. Ils permettront des échanges en temps réel avec une plateforme de supervision. Selon les besoins des réseaux, cette plateforme envoie aux machines des requêtes pour ajuster la demande en énergie. En fonction des impératifs de production, qui restent prioritaires, les requêtes sont acceptées ou refusées.

Avec un tel pilotage, les industriels bénéficient aussi d’une réduction très nette de leurs factures énergétiques. En effet, ils ont généralement accès, via une interface web, à l’ensemble des informations concernant leurs consommations, ce qui en permet un pilotage plus fin.

Paroles de pro : « Répondre aux appels d’effacement les plus rémunérateurs »

« Notre plateforme analyse en temps réel des milliers de points de mesure pour ajuster la demande en énergie, en quelques secondes, explique Benoit Menu, Vice-président de REstore. Elle permet ainsi aux industriels de répondre aux appels d’effacement, lancés sur les programmes européens de réserves primaires ou de réserves rapides et complémentaires. Ceux-ci sont les plus rémunérateurs et impactent peu les process de production, car ils impliquent une modulation de la consommation et non un effacement total. »