PCMB, l’échange thermique et la protection des pompes à chaleurs

LOGO HD copieLe Fluide Caloporteur, vecteur d’optimisation de la performance !

Interview auprès de Jean-Philippe Toussaint, Gérant de PCMB

Dans la géothermie, il y a un cadre règlementaire auquel les fluides caloporteurs doivent répondre : la norme NFX10-970, dont la mise à jour date de janvier 2011, définie la qualité du fluide caloporteur qui doit être mis en service.

 « L’évolution entre la version D et E a permis d’optimiser les échanges thermiques »

A la question : Comment être le plus performant possible ? Jean-Philippe Toussaint, gérant de Produits Chimiques du Mont Blanc (PCMB) explique « On apporte dans un premier temps des glycols biosourcés à partir d’huiles végétales principalement, mais aussi de graisses animales. La base étant toujours du Mono Propylène Glycol, la molécule la plus performante connue à ce jour pour ce type d’application. » (Nous parlons évidement de la fonction Antigel)

A partir de cette molécule, la société PCMB a développé une formulation complexe d’inhibiteurs de corrosion et d’agents bactéricides et fongicides qui empêchent le développement de dépôts organiques dans les installations de chauffage. Les dépôts de sels minéraux sur les échangeurs à plaques qui sont généralement constitués de cuivre, d’inox ou même d’aluminium, sont limités grâce à des séquestrants, directement intégrés dans les Fluides Caloporteurs.

De fait, PCMB développe des additifs qui vont se mélanger à l’eau et au glycol pour limiter, voire empêcher les phénomènes de corrosion. Ces additifs sont composés de 8 composants différents qui doivent être compatibles entre eux et respecter la norme NFX10-970. De plus ce produit doit être performant et répondre à la norme NFR15-602-7 qui permet de déterminer si un produit est bien anti corrosif ou non.  Les fluides caloporteurs doivent être soumis à l’agrément du Ministère de la Santé, et depuis 2008, cette homologation est à renouveler tous les 5 ans. Soumise aux contraintes règlementaires, notamment les normes européennes dans le cadre du programme REACH (enregistrement et autorisation de molécules en Europe), la société Produits Chimiques du Mont-Blanc travaille sans cesse au développement des formules de ses Fluides Caloporteurs. Ainsi les deux produits phares de la société PCMB que sont le MB444E et le CALOP 30E (successeurs des précédentes versions MB444D et CALOP 30D) évoluent en permanence afin de conserver l’homologation du Ministère de la Santé. « L’évolution entre la version D et E a permis d’optimiser les échanges thermiques », ajoute Jean-Philippe Toussaint qui garde jalousement le secret des améliorations apportées à son produit. La vraie révolution réside dans le développement du CALOP 30E, un produit pré dilué à 40% et donc, prêt à l’emploi. « Ces deux qualités permettent de répondre à 100% des demandes concernant les installations de géothermie », confirme-t-il.

   

L’optimisation des échanges thermiques grâce à l’eau

IlImage12 existe chez PCMB, deux types de Fluides Caloporteurs. UnPCMB 444E produit Pré-dilué         (le CALOP 30E), et un produit Concentré (le MB444E). Les performances d’un Fluide Caloporteur se mesurent à sa chaleur massique. Pour information, selon le test normé ASTM E1269, l’eau déminéralisée a une chaleur massique de 4182 J·kg-1·K-1 (la meilleure possible). Celle avec du MB444E dilué avec 40% d’eau, voit sa chaleur massique chuter à 3536 J·kg-1·K-1, soit -15% de performance de transfert thermique comparé à l’eau déminéralisée. Avec le CALOP 30E, la chaleur massique est de 4050 J·kg-1·K-1, la déperdition n’est que de 3% ! En plus de son incroyable capacité de transfert thermique, le CALOP 30E possède une conductivité électrique égale à 1600 µs/cm soit – 75% de risques de corrosion par électrolyse d’une installation de pompe à chaleur alimentée avec de l’eau du réseau (4000 µs/cm). Conclusion : Le CALOP 30E est un Fluide Caloporteur Pré-dilué qui protège vos installations de géothermie contre le gel, le tartre, la corrosion et les boues organiques. En plus de la garantie d’un circuit correctement protégé, les pertes de rendement dues au Glycol seront plus que négligeables. Quant à l’utilisation du MB444E (produit concentré), elle seraImage13 privilégiée lors du remplissage de grosses installations ou le coût du Fluide Caloporteur devient très important. Moins performant que le CALOP 30E, il reste tout de même plus économique.