Un observatoire des odeurs pour caractériser et résoudre les nuisances olfactive

Définir les solutions à adopter, en associant les riverains

Les nuisances olfactives susceptibles d’être générées par des unités biogaz ou par des plateformes de compostage font l’objet d’une réglementation spécifique. Mais le respect de la loi n’empêche pas l’apparition de gênes. Il est alors primordial de prendre le problème à bras-le-corps dans les meilleurs délais. « L’odeur touche à l’affect des gens, ce qui se comprend très bien, observe Xavier Hedevin, Directeur régional de Valterra. En cas de remontées concernant des nuisances olfactives, il est donc important de maintenir ou de créer des liens avec les riverains. »

La société rhônalpine, qui exploite une quinzaine de plateformes de compostage de matières organiques, a connu deux cas de remontées de la part de riverains. Le premier, en Centre-Isère. « La mairie est venue nous voir et nous avons mis en place un numéro vert, explique Xavier Hedevin. La démarche a permis de corréler les appels avec les conditions d’exploitation sur la plateforme, ainsi que la météo. En l’occurrence, les nuisances étaient causées par un vent local. Une fois ce diagnostic posé, le problème a pu être résolu. »

Sur le second cas, en Nord-Isère, la situation s’est avérée plus complexe. En lien avec des appels moins nombreux sur le numéro vert mis en place, l’exploitant n’a pas été en mesure de caractériser l’apparition de nuisances. « Les riverains pensaient que nous ne faisions rien pour régler la situation, évoque Xavier Hedevin. Nous avons donc décidé de les associer à un observatoire des odeurs. Celui-ci regroupe des riverains volontaires qui tiennent des relevés réguliers, afin de cerner les conditions d’apparition d’odeurs. Lancé en novembre dernier, l’observatoire couvrira l’ensemble des saisons, sur une année, pour nous permettre de définir les solutions à adopter. »

Paroles de pro : « Régler les problèmes un par un »

« La mission d’observatoire des odeurs que nous réalisons pour Valterra porte peu à peu ses fruits, explique Fabrice Blanco, Responsable du Pôle Environnement chez Clauger. Les premières réunions ont permis d’engager des discussions avec les habitants autour des solutions envisageables. C’est en se mettant autour d’une table que les problèmes peuvent être réglés un par un. »