Mobilisation des aides financières pour les porteurs de projets en méthanisation.

Moyens mis en œuvre par la Chambre d’Agriculture de Maine-et-Loire pour la mobilisation des aides financières pour les porteurs de projets en méthanisation.

Entretien auprès de Sebastien Bordereau, mission énergie, Agricultures & Territoire,
Chambre d’agriculture de Maien-et-Loire

La chambre d’Agriculture participe aux diverses instances départementales et régionales pour l’élaboration de la feuille de route de la transition énergétique. Ainsi, au-delà des aides à l’investissement apportées par l’ADEME, cela nous permet de bien connaitre les divers programmes et de mobiliser d’autres sources de financement telles que des Fonds Européens ou ceux de la Région Pays de la Loire.

Par ailleurs, nos équipes « Environnement » sont également en veille pour nous alerter sur de nouveaux programmes d’aides (Agence de l’Eau Loire Bretagne, ADEME, …) qui peuvent contribuer au financement des projets méthanisation sur des domaines annexes comme les couvertures des stockage des digestats liquides ou le matériel d’épandage.

Dans l’accompagnement que nous proposons sur chaque projet, nous consacrons au minimum une dizaine de jours à la mobilisation de ces subventions.

La sécurisation du financement des projets de méthanisation.

Les projets de méthanisation ont souvent un investissement de plusieurs millions d’Euros. Ils se financent généralement par l’intermédiaire des fonds propres des porteurs de projet, des diverses aides et des emprunts bancaires.

Pour sécuriser au maximum ce financement, les banques sont très attentives à qui sont les porteurs, quelle est la maitrise du gisement méthanisable et la rentabilité du projet. Naturellement, plus ces critères sont positifs, plus le financement va être faisable.

Cependant, la méthanisation en France subit encore les débuts compliqués de la filière et les banques, peu nombreuses à financer cette activité, prennent un nombre important de garanties.

Les bons résultats des nouvelles unités mises en service depuis 2-3 ans, notamment depuis la possibilité d’injecter dans le réseau de gaz naturel, laissent espérer un assouplissement de ces conditions.