Membranes Systemes Europe – Méthanisation : une énergie verte qui peut être revendue au meilleur moment

 

Que cela soit en cogénération ou en injection de biométhane, la méthanisation présente l’avantage d’être une énergie renouvelable (ENR) qui mobilise des ressources pouvant être facilement stockées : le biogaz ou le biométhane. En cela, elle se distingue du photovoltaïque et de l’éolien. En effet, ces ENR sont intermittentes et le stockage de l’électricité qu’elles produisent est peu aisé. En clair, la méthanisation ne produit pas seulement une énergie verte, elle est surtout capable de fournir cette énergie en temps voulu, comme lors de pics de consommation par exemple. Elle ouvre aussi des perspectives pour une revente au moment où les coûts de l’électricité ou du gaz sont les plus élevés.

 

« Dans le droit fil de l’arrêté du 30 octobre dernier, fixant les conditions d’achat pour l’électricité produite à partir de biogaz, de nouveaux mécanismes sont attendus pour ce début 2016, évoque Claire Ingremeau, Chargée de mission au Club Biogaz ATEE. Ceux-ci devraient fixer des tarifs d’achats différenciés selon la puissance des installations. » Au-deçà de 500 kWe, les futurs sites de méthanisation, stations d’épuration (STEP) et installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND) bénéficieraient alors de nouveaux tarifs d’achats. Au-delà de ce seuil, un complément de rémunération devrait être mis en place pour les STEP et les ISDND (en guichet ouvert) et pour les sites de méthanisation (en appels d’offres). « Un des objectifs de ces tarifs différenciés réside dans la vente d’électricité quand elle est chère, explique Claire Ingremeau. »

 

Le rôle-clé du gazomètre

 

Pour produire de l’électricité au moment idéal, le gazomètre joue un rôle décisif, en assurant le stockage du biogaz. Cet immense reversoir en trois-quarts de sphère jouera ainsi un rôle de tampon entre le digesteur et le moteur de cogénération. Dans le cas d’une installation produisant du biométhane, le gazomètre permettra de réaliser l’injection sur le réseau aux moments où les gaziers le jugent nécessaire. « C’est déjà une pratique courante en Allemagne, où les méthaniseurs stockent leur biométhane pour le revendre aux périodes de pointe, quand les prix sont au plus haut, relève Jean-Frédéric Fanton, Directeur commercial « France » chez Membrane Systems Europe. »