La biomasse – bois ressource particulièrement adaptée aux réseaux de chaleur

La biomasse – bois ressource particulièrement adaptée aux réseaux de chaleur

Entretien auprès de
Mr Thierry-Franck De Preaumont
Président du SNCU

pouvez-vous nous présenter l’association et son rôle ?

Le Syndicat National du Chauffage Urbain et de la climatisation urbaine, SNCU, regroupe les gestionnaires publics et privés de réseaux de chaleur et de froid. Ses adhérents ont en charge plus de 90% de l’activité du secteur. Il a pour objet la promotion et le développement des réseaux de chaleur et de froid.

Il existe à ce jour 766 réseaux de chaleur et de froid, quel est la part des réseaux biomasse bois ? pouvez-vous nous présenter les chiffres clés ? Quelles sont les perspectives d’avenir ?

669 réseaux de chaleur ont répondu à la dernière enquête 2017. 80% des réseaux, soit au total 86% des livraisons de chaleur, fonctionnent grâce aux énergies renouvelables et de récupération.


La biomasse est la première source d’énergies renouvelables utilisée par les réseaux, elle représente 21 % du mix énergétique en 2016. Deux tiers des réseaux utilisent de la biomasse représentant 1,4 millions d’équivalents-logements livrés.

Entre 2015 et 2016, la production de chaleur à partir de biomasse a fortement augmenté et s’établit à 5,8 TWh : la hausse se chiffre à près de 1,2 TWh, soit environ 0,5 Mt sur un total d’environ 2,5 Mt équivalent bois consommés par les réseaux.

La biomasse présente de nombreux atouts environnementaux, économiques et sociétaux : indépendance énergétique, réduction des émissions de CO2, économie circulaire, exploitation durable de la forêt française, création d’emplois pérennes non délocalisables, énergie stockable.

Malgré la hausse significative de la production d’énergie à partir de biomasse ces dernières années, ce développement reste très en deçà des ambitions affichées par le gouvernement : en cause notamment, le contexte actuel, marqué par un prix des énergies fossiles très bas, une faible valeur de la contribution climat-énergie et un niveau d’aides beaucoup trop faible. Une évolution à la hausse de cette contribution prévue dans la loi de finances 2018 devrait permettre d’améliorer la compétitivité de cette énergie renouvelable.