La transition énergétique

La part de l’éclairage dans les bâtiments tertiaires représente près d’un tiers de la consommation électrique. Le diagnostic des installations d’éclairage est sans appel : une consommation élevée (en moyenne 60 kWh/m2/an dans un bureau) et des performances d’éclairage médiocres (niveaux d’éclairement inférieurs à la norme d’éclairagisme, éblouissement, installations vétustes et mal entretenues).
Les arrêtés du 3 mai 2007 et du 13 juin 2008 fixent des exigences de performances énergétiques pour la rénovation de l’éclairage : puissance installée inférieure à 2,8 W/m2 pour 100 lux, luminaires de rendement supérieur à 55 %, dispositifs d’alimentation électronique pour lampes d’efficacité lumineuse ≥ 65 lm/W.
La réglementation thermique 2012, dont le plafond moyen est fixé à 50 kWhep/m2/an[1] pour l’ensemble des usages, s’applique avec un gain fixé à 50 % des performances énergétiques des bâtiments professionnels. Lors des dernières Journées Nationales de la Lumière de l’AFE en octobre 2012, était présentée une étude menée sur près d’un millier de simulations sur un bâtiment de bureaux. Cette étude à montrer que pour atteindre les critères de cette règlementation, il était nécessaire de mettre en œuvre des systèmes de gestion de la présence des occupants (horloges, systèmes d’allumage et d’extinction automatiques) et des apports de lumière naturelle (dispositifs à variation de l’éclairement artificiel). Sans ces dispositifs qui conduisent de 20 à 60 % d’économies de consommation, il n’est pas possible d’atteindre les objectifs réglementaires.
Dans le dossier « Bâtir un projet durable » (éditions LUX) l’AFE développe la notion de juste éclairage qui présente les règles de conception pour répondre aux besoins de lumière des utilisateurs tout en bénéficiant d’une gestion efficace de l’énergie. La répartition et le choix des systèmes d’éclairage et de gestion de la lumière sont définis dans cet ouvrage par une nouvelle approche méthodologique conforme aux dernières exigences énergétiques.a lumière est le premier média de communication dans toutes nos activités. Un éclairage adapté aux besoins de vision contribue à répondre aux exigences psychosociales au travail (stress, fatigue et handicaps visuels, adaptation aux besoins des personnes à mobilité réduite, vieillissement de la population). Les nouvelles technologies de l’éclairage à LED apportent de nouvelles perspectives de scénographie lumineuse. Le développement de ces technologies électroniques et numériques est porteur d’économie, de confort et de progrès énergétique qui devraient inciter les maîtres d’ouvrages et les gestionnaires à améliorer le cadre de vie de leurs bâtiments.
[1]
Ep pour « énergie primaire ». 50 kWhep correspondent à 19,34 kWh électriques

Nils Bruder pour Valeur énergie n°9