Cuma du Bergeracois : une cogénération étendue de 350 à 500 kWe

Un accompagnement global et des intervenants de proximité

Mise en service en 2012, à Saint Pierre d’Eyraud (24), l’unité biogaz exploitée par la Cuma des éleveurs du Bergeracois (250 agriculteurs) développait à l’origine 350 kWe. Une puissance qui n’assurait pas une rentabilité suffisante. Face à ce constat, les exploitants ont décidé d’installer un moteur de cogénération supplémentaire, d’une puissance de 150 kWe. « Les gisements de matières disponibles à proximité – effluents d’élevage, graisses, résidus de fruits, de légumes et de céréales… – permettaient aisément une telle évolution, explique Bertrand Valade, Gérant de la filiale de la Cuma, en charge de l’exploitation du site. »

Le second moteur est entré en service en janvier dernier. Pour réaliser son extension, l’équipe d’exploitation a privilégié deux facteurs importants : l’accompagnement dans les démarches administratives et la proximité des intervenants. « Nous avons décidé de travailler avec des prestataires situés à 50 km du site, précise Bertrand Valade. Cela a été un critère important, afin de s’assurer une réactivité concernant la maintenance préventive et curative du nouveau moteur. Sur le premier – qui fonctionne plutôt bien – les équipes de maintenance viennent de Bretagne. C’est parfois long. A terme, nous envisageons de regrouper la maintenance des deux moteurs, afin de n’avoir qu’un seul interlocuteur. Nous souhaitions aussi que l’entreprise retenue s’occupe de toutes les démarches administratives : demande de raccordement électrique, démarches ICPE, etc. C’est donc bien un suivi global que nous recherchions. » A présent, le site fonctionne dans sa nouvelle configuration. Avant une nouvelle montée en puissance ?

Paroles de pro : « La Cuma avait bien anticipé l’éventuelle extension »

« Outre le local qui accueille le nouveau moteur, la Cuma des éleveurs du Bergeracois avait bien anticipé le dimensionnement du stockage et des infrastructures, en vue d’une éventuelle extension, observe Jean-Luc Burbaud, Chargé d’affaires chez Fauché Energie, société ayant installé le second moteur. Tout juste a-t-il été nécessaire de modifier la ventilation du local, en raison de l’énergie thermique ajoutée. »