Chaudières biomasse : un marché dans l’expectative

Chaudières biomasse : un marché dans l’expectative

 

Une filière qui s’est industrialisée, mais une demande qui ralentit

 

Dans le secteur du chauffage collectif, le marché du bois-énergie est particulièrement porté par la demande. À l’heure actuelle, celle-ci connaît un ralentissement qui peut s’expliquer à la fois par une conjoncture économique et des conditions climatiques défavorables. À côté de cela, une bonne nouvelle : les perspectives offertes par la biomasse en matière de transition énergétique en font une filière dont le niveau de subventions reste stable.

 

Entre inquiétudes…

 

Le bois-énergie est actuellement confronté à la combinaison d’une baisse du coût des énergies fossiles et d’hivers relativement doux. Ces deux facteurs impactent fortement la demande. « Un industriel qui développe un projet de chaudière est sensible au coût de revient de son installation, explique Bruno de Monclin, Président du CIBE. Il pèsera donc les diverses possibilités s’offrant à lui, sans écarter les énergies fossiles. Avec la douceur du climat, qui marque un coup d’arrêt pour la demande, certains exploitants de centrales biomasse ou de plateformes de transformation de bois-énergie risquent d’avoir des rendez-vous difficiles. »

 

… et confiance dans l’avenir

 

Au-delà de ce constat mitigé, le bois-énergie offre de solides atouts avec une filière qui est aujourd’hui structurée sur le plan industriel. « Quand on opte pour le bois-énergie, on sait ce que l’on achète, souligne Bruno de Monclin. En étant une déclinaison des chaudières à charbon, les unités biomasse sont une technologie éprouvée. Il y a toujours de petites améliorations possibles, mais ces équipements sont des standards industriels. Autre signe que le bois-énergie avance : le granulé est désormais coté en bourse à Paris. »

 

Encadré

 

En attendant la taxe carbone…

 

Le coût des énergies fossiles a vocation à se redresser, d’autant qu’une taxe carbone se profile à l’horizon. Certains anticipent cette double échéance en se lançant dans la biomasse. « De nombreuses collectivités locales adoptent aujourd’hui le bois-énergie pour réduire leurs émissions de CO2, observe Denis Schultz, Directeur de KWB France. Ce choix peut se faire en toute confiance, car il y a désormais un grand nombre de références attestant les performances des chaudières biomasse. »